Pascal Perrin
Biographie
Après un baccalauréat Arts plastiques, des études d’histoire de l’art, Pascal Perrin intègre L’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art-Olivier de Serres et devient mouleur-statuaire à la fonderie Airaind’art à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Il pratique notamment le moulage et l’agrandissement de sculptures.
En 1994, il suit un cursus de restauration de fresques en Haute-Corse et en Italie.
En 1997, il rejoint le Wildenstein Institute pour participer à la réalisation du catalogue raisonné Vlaminck puis ceux de Renoir et de Monet.
Démarche artistique
Si, depuis l’adolescence, Pascal Perrin n’a cessé de peindre, il a longtemps tenu discrète sa production ne commençant à la porter, avec modération, à la connaissance du public qu’au début des années 1990. Durant sa jeunesse, sa véritable source d’inspiration se révéla dans les peintures italiennes de la Renaissance, dans lesquelles le fascinaient à la fois la construction et l’articulation des masses colorées. Deux préoccupations qui n’ont cessé de dominer l’ensemble de son œuvre et que vient enrichir un traitement sensible de la lumière.
Les sujets retenus par l’artiste sont puisés dans la vie quotidienne, dans les gestes du quotidien, dans les paysages rencontrés.
La table occupe chez lui une présence importante. Symbole de rencontre, d’échange, de partage, de réflexion, elle accueille, le plus souvent dans une lumière de fin d’après-midi, assiettes, plats, tasses, fruits, feuilles de papier. Autant d’objets communs à tous qui à la fois proposent un regard sur le quotidien et en interroge sa profondeur. « La table est pour moi, précise-t-il, un grand exemple de civilisation. Ne plus manger par terre, pouvoir rehausser le lieu où on partage la nourriture. La table est un signe de paix, d’une certaine spiritualité aussi. C’est un peu comme quand la mer est étale. C’est quelque chose de calme, de paisible. C’est également une trêve dans la journée ».
Dans les scènes d’intérieur, il arrive que la table disparaisse pour laisser place à l’expressivité d’une interrogation intérieure, comme l’exprime ce personnage muni de gants de boxe qu’il dirige vers une bibliothèque. « On peut se faire mal avec le savoir, mais il ne faut pas faire mal au savoir », précise l’artiste. Une sorte d’interrogation en miroir, dans laquelle la colère se fige à travers la présence d’un chien dont le calme vient tempérer la violence initiale du geste humain.
De la même manière, les paysages incarnent l’élévation du regard vers le monde qui nous entoure pour en saisir les lumières, les atmosphères vers lesquelles on peut ne pas lever suffisamment les yeux, ne pas pointer suffisamment le regard. La perception d’un paysage pour Pascal Perrin relève « de sensations très anciennes, précédant le langage, qui sont toujours présentes quels que soient les âges ».
Dans cette interrogation permanente du quotidien, le peintre ne cesse d’en exprimer la profondeur, d’en rechercher l’apaisement qu’il peut apporter, de laisser une large place aux sensations lumineuses et à leur puissance génératrice.
Expositions
2024
Galerie Open Space, Sète
2015
Exposition collective : Un autre Mano a Mano, L’Atelier 5, Arles
1995
Exposition peintures Mail Branly, Paris
1990
Exposition d’une colonne monumentale en béton – SAD Grand Palais, Paris
Œuvres
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Le carthaginois
1 500,00 € -

Grande main
2 200,00 € -

Désert IV
2 000,00 € -

Désert III
1 500,00 € -

Désert II
2 500,00 € -

Le Vase bleu
2 500,00 € -

La Lettre blanche
3 000,00 € -

Convalescence
3 000,00 € -

Le Jardin de Vulaines
5 000,00 € -

Le Matin
5 000,00 € -

Cornélia
5 000,00 € -

Bellise, jeu de billes
5 000,00 € -

Les Sœurs
5 000,00 € -

L’Animal
5 000,00 €